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Le tourisme dévisse à Maurice

aCTuaLiTéS
7 mai 2019

Après une année 2018 record, le tourisme fait grise mine à l’Ile Maurice en ce début d’année 2019. Et certains marchés émetteurs plongent.

Rien ne va plus pour le tourisme mauricien. Si l’année 2018 s’est terminée en beauté avec 1,4 million de visiteurs (+ 4,3% par rapport à 2017) - le second meilleur score jamais réalisé par la destination - l’année 2019 a très mal débuté, les arrivées ayant baissé de 4,5% durant le premier trimestre par rapport à la même période de 2018. Si le nombre de visiteurs Français – le 1er marché émetteur – a légèrement progressé (+ 1%), quatre marchés importants ont carrément dévissé, le Royaume Uni (- 10%), l’Allemagne (- 10%), La Réunion (-11%) et surtout la Chine (- 32%), tandis que d’autres plus modestes ont été à la peine comme la Suisse et l’Australie (- 20%) ou encore l’Inde (- 6%). Seuls trois marchés se sont bien comportés, les Pays Bas (+ 10%), l’Italie (+ 7%) et la Russie (+4%). Pour trouver des résultats négatifs comparables durant 3 mois consécutifs, il faut remonter à dix ans, lors de l’épisode de Chikungunya qui a fait fortement affecter les arrivées dans l’île. Ce constat posé, les professionnels observent avec quelque anxiété cette tendance qui a plombé ce début d’année, en pleine haute saison, certains hôteliers tirant la sonnette d’alarme auprès du gouvernement. D’autant que les explications avancées par certains – la crise des gilets jaunes en France et le Brexit au Royaume Uni – ne convainquent guère, d’autres destinations dans l’Océan Indien ayant enregistré de très bons scores durant cette période. C’est le cas notamment des Seychelles où le nombre de visiteurs français a progressé de 17%, celui des Allemands de 41% et celui des Suisses de 29%. Aux Maldives, autre concurrent de Maurice, les arrivées de Français ont bondi de 24%, celles des Sud-Africains de 67% et celles des Indiens de 17%. De son côté, le Sri Lanka, avant les attentats sanglants de Colombo, a reçu au premier trimestre 6% de touristes britanniques en plus et a même enregistré un bond de 18% chez les Australiens. Aucun statistique ne permet d’apprécier l’état du marché Mice, mais il est probable que la tendance est proche de celle du marché loisir, d’autant que ce segment a déjà souffert en 2018 d’un manque de capacité hôtelière du fait des excellents scores réalisés sur le marché individuel. Les résultats avaient de ce fait été décevants et nombre de professionnels du secteur s’inquiétaient pour l’avenir et réclamaient des mesures. La chute du tourisme enregistré au premier trimestre est peut-être l’occasion pour les hôteliers de revenir vers le secteur Mice, lequel a largement prouvé sa fidélité à l’île Maurice au cours des 30 dernières années. Il suffit peut-être de lui témoigner un peu plus d’égard que ce ne fut le cas en 2018.

Pour plus d’informations : www.tourism-mauritius.mu

 

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