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Reportage : Maroc, retour gagnant

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18 juillet 2018

A défaut d’avoir décroché la Coupe du Monde de Football 2026, le Maroc voit sa fréquentation touristique s’envoler. Les étrangers s’y bousculent, les grands projets y fleurissent et les opérations Mice s’y multiplient. Une destination à redécouvrir.

La mise en service imminente du TGV entre Tanger et Casablanca va propulser le Maroc dans une nouvelle ère. Grâce à cette ligne à grande vitesse – une 1ère sur le continent africain – il suffira de 2h10 contre 5h00 jusqu’alors pour relier les deux villes via Rabat. Un gain de temps appréciable qui devrait renforcer les liens entre des régions qui portent la croissance économique du pays et qui concentrent les plus gros projets structurants.

C’est vrai à Tanger, une ville en pleine effervescence qui fait un retour fracassant sur le marché touristique, aux portes de Tanger Med, le plus grand port au nord de l’Afrique ; c’est encore vrai à Casablanca, la capitale économique du royaume qui n’en finit plus de se développer ; c’est enfin vrai à Rabat, la capitale politique qui se découvre une nouvelle passion pour le tourisme et la culture. Trois zones qui sont évidemment au cœur des ambitions royales de propulser le Maroc parmi les grandes destinations touristiques internationales. Ambition d’autant plus pertinente que le royaume regorge de stations dont l’aura internationale est forte, Marrakech bien sûr, mais aussi Fès, Agadir, Essaouira ou Ouarzazate. Toutes sont partie prenante du plan Vision initié par le Roi Mohammed VI, toutes sont lancées dans une stratégie de montée en gamme qui cible la clientèle internationale – américaine et chinoise notamment (cette dernière est désormais dispensée de visa) – laquelle manifeste de plus en plus d’intérêt pour le Maroc.

Et si les individuels sont nombreux, les groupes Mice ne sont pas en reste, ignorant les réserves sécuritaires encore trop souvent évoquées par les annonceurs européens, surtout les français. Après une année 2017 plutôt bonne, 2018 s’annonce en forte hausse sur ce segment, preuve que le Maroc opère bien un retour gagnant sur le marché.

TANGER

L’arrivée de la LGV – Ligne à Grande Vitesse – va donner des ailes à celle qui est aujourd’hui l’une des villes les plus courtisées du royaume. Voilà qui devrait faire les affaires des stations balnéaires de la côte, Tamuda Bay en tête.

CONGRÈS - EXPOSITIONS

Le palais des congres annoncé dans le cadre du projet Tanja Marina Bay n’a pas vu le jour en 2017 comme prévu. Le chantier ne fait que démarrer et si tout va bien, le palais devrait être livré en 2021. Financé par des investisseurs du Moyen Orient, il s’intégrera dans un ensemble comprenant une marina, un terminal de croisière, des résidences et 2 hôtels 4 et 5 totalisant 700 chambres. Il comptera un auditorium de 1 500 places, des espaces d’exposition et de nombreuses salles de commissions.

ÉVÈNEMENTIEL

Tanger n’est pas Marrakech, les lieux évènementiels ne se bousculent donc pas dans la ville blanche, les hôtels imprimant leur tempo sur ce registre. Pourtant, au fil des années, quelques adresses ont vu le jour : le Beach Club 555, une discothèque avec piscine lancée il y a 2 ans par l’équipe du 555 de Marrakech (1 500 personnes), le Loft Club, l’un des plus grands night clubs du royaume qui peut recevoir plus de 2 000 personnes. Du côté des restaurants, citons El Tangerino, la Posada del Hafa ou encore la table de la Villa Joséphine. En soirée, le casino de l’hôtel Mövenpick, plus présentable que la partie résidentielle. Enfin, pour boire un verre avec vue, direction le Café Hafa, une institution depuis les années 20, pour le panorama époustouflant qu’il offre depuis ses terrasses, tout en marchant sur les traces des Rolling Stones, de Bob Marley, de Sean Connery et même des Beatles. Dans le secteur de Tamuda Bay, les tables gastronomiques du Sofitel et du Banyan Tree, le So Lounge du Sofitel, haut lieu de la vie nocturne, ou encore La Table du Marché de Christophe Leroy.

HOTELS

Le parc légèrement inférieur à 7 000 chambres devrait dépasser 9 000 en 2020. Dans les cartons, dans le cadre de la nouvelle marina, 2 établissements 4 et 5*, dont un Marriott, même s’il semble que le contrat de management pourrait être confié à une autre enseigne. En revanche, Chedi et Marriott sont bien confirmés à Tamuda Bay, à proximité du Banyan Tree, tandis que Ritz Carlton s’apprête à ouvrir un luxueux ensemble dans la station qui n’est pas en bord de mer, mais possède son port privé. Autres enseignes évoquées à Tanger, Anantara du groupe Minor (250 chambres fin 2019), tandis que les projets de Fairmont, Royal Mansour et Sofitel ne sont pas confirmées.

Hilton Tanger City Center***** (180 chambres) : installé face à la gare TGV, c’est le plus récent des 5* de la ville et donc celui qui cible le plus directement la clientèle d’affaires et les groupes Mice. Sauf que concernant ces derniers, le Hilton n’est pas franchement à la hauteur en ne leur réservant que 3 salles de réunion, la plus vaste ne dépassant pas 100 places. Une bizarrerie qui conduit certains groupes hébergés au Hilton à devoir délocaliser leurs réunions dans d’autres hôtels de la ville. Un comble ! Chambres spacieuses et fort élégantes, 4 restaurants et bars, piscine, pas de spa, belle terrasse pour l’évènementiel.

Royal Tulip***** (218 chambres) : le concurrent direct du Hilton en version moins sexy, mais plus en phase avec le marché Mice puisqu’il dispose d’une salle plénière de 1 200 places, de 2 salles de commission et projette une autre salle de 600 m2 (fixe ou sous forme de marquise). Belles chambres très lumineuses, 3 restaurants, 2 bars, piscine, spa de 800 m2, terrasse.

Hilton Garden Inn**** (320 chambres) : séparé du Hilton par le Tanger City Center, le Hilton Garden Inn s’inscrit comme son ainé dans le renouveau de la ville (…) Pour lire la suite : https://cld.bz/3qSpxua/40/

 

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